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ONGAKU BUROGU

音楽ブログ

Janvier 2017

GOBAN

BUDGET POUR L’ENREGISTREMENT D’UN ALBUM 2eme partie

Bon… finalement, voici la deuxième partie de mon blog sur les couts pour produire un album…

Je m’excuse pour le délai depuis ma dernière intervention. Les demandes de ma  “job de jour”  et la production de mon nouvel album à venir explique mon absence sur mon propre blogue. J’espère pouvoir vous informer de façon plus régulière en 2017. Bonne année, en passant.

La dernière fois, nous avions revu les différentes étapes de l’enregistrement d’un album. Cette fois, je vais aller plus en profondeur sur le sujet et donner quelques chiffres. Ces montants seront en dollars canadiens parce que c’est  là où je travaille tout simplement. Je vais me référer à mes propres expériences sur les couts et ou est-ce qu’on en est aujourd’hui.

Maintenant, vous pourriez me reprocher que mes calculs sont trop bas, ou trop haut ou trop déconnecté. Mais, comme dans tout dans le milieu fou de la musique : la seule règle est qu’il n’y a PAS DE RÈGLES !!! Ma réalité n’est pas nécessairement la vôtre. Comme je l’ai expliqué dans mon dernier article, si vous êtes un artiste avec un ordi, une banque de beats et de sons avec un synthé ou un sampler et que vous diffuser votre musique sur le net on format digital, la seule chose que vous avez à payer, c’est la facture d’Hydro a moins que ce soit votre maman qui le paie. Votre budget nécessaire sera près de zéro. A l’opposé, si votre musique demande un orchestre symphonique avec des instruments acoustiques enregistré en studio, ma recette ne vous conviendra pas.

Mes albums sont des enregistrements d’autour de 60 -75 minutes de musique ( l’exception étant mon quatrième album qui était seulement 40 minutes ). Mes chansons utilisent une configuration rock / pop avec vocales, guitares électriques et acoustiques, claviers et synthés, quelques échantillons et effets sonores avec basse et percussions. Il m’est arrivé d’avoir un ou deux musiciens invités mais je vais laisser cette situation de côté pour ce blogue.

Dans mon compte rendu, je ne tiendrai pas en compte le cout d’ordinateurs, logiciels, instruments et autres équipements. Je vais prendre pour acquis que vous avez déjà ce matériel et que vous savez s’en servir. Comme je l’ai déjà mentionné, l’arrivée des logiciels d’enregistrements ont baissé drastiquement les couts d’enregistrements. Ce qui coutait le prix d’une maison à produire coute maintenant le prix d’une voiture. Encore cher mais ça n’a rien à voir aux prix avant la révolution informatique. … et n’oubliez pas que le plus d’instruments acoustiques vous utilisez, le plus le cout augmente.

Alors, mon cher producteur exécutif, voici comment votre album se fait.

PRÉ-PRODUCTION

Ne négligez pas cet aspect de votre projet. Vous pourriez vraiment limiter les dépenses avec une bonne pré-production.  Les économies  de passer moins de temps en studio à cause d’être bien préparé ne sont pas négligeable. Une bonne démo aide les musiciens avec une préparation rigoureuse. J’aime réaliser des démos qui délimitent la structure de la chanson avec le tempo et le beat bien établi pour communiquer vos intentions avec  vos collaborateurs.

Donnez une version du démo avec tous les instruments et une version sans leur instrument ( une version sans drums et percussions pour votre batteur, une version sans basse pour le bassiste ) comme ça ils pourront pratiquer tout en trouvant des passes et des mélodies  bien à eux qui marcheront avec la chanson. L’idée est de donner le plus d’informations possible tout en laissant de la place pour que le talent de vos musiciens puissent s’exprimer. Une fois qu’ils ont trouvés leurs partitions, réservez une ou deux répètes et ensuite, rentrez en studio pour la production proprement dite.

PRODUCTION

Si vous êtes assez bien équipé pour enregistrer dans votre sous-sol, tant mieux pour vous. Mais même si vous avez cette possibilité, vous devriez considéré d’enregistrer les  “bedtracks”  ( les batteries et la basse ) dans un studio ou une pièce avec un son ambiant favorable. La qualité du son des percussions est primordiale. Je dirais qu’un bon son de percussions représente 60 % du son d’un album. Ne coupez pas les coins ronds de cet aspect de votre enregistrement.

Une première option serait de louer de l’équipement si vous voulez enregistrer à l’extérieur d’un studio. Vous aurez besoin d’une console de son, microphones et autres équipements additionnels. Recherchez les magasins spécialisés qui louent de l’équipement audio. Une location à la semaine ou au mois maximisera votre investissement. Si je prends en compte que vous avez déjà votre ordi avec une carte de son capable d’enregistrer avec les logiciels et vos instruments bien sûr, vous aurez besoin d’un console, pré-amplis, moniteurs, les micros, câbles et filage et équipement divers. La location pourrait se situer dans les 300-400$ la journée en utilisant de l’équipement professionnel sans nécessairement avoir l’équipement le plus haut-de-gamme. Pour une semaine, vous pourriez vous retrouver avec une facture de 2000 $ assumant que vous avez déjà un peu d’équipement audio en votre possession.

L’autre option est de louer un studio qui possède un arsenal d’équipement ( incluant plusieurs options ) à votre disposition. Un studio pro de première ligne devrait avoir une console de qualité ( comme une console Neve ou SSL ) avec pièces insonorisées, un choix d’excellents micros, une collection d’amplis, pré-amplis, compresseurs, effets et toutes sortes de jouets qui aidera vos projets sonores. Un tel studio vous coutera autour de 500-600$ pour la journée. Cette location devrait comprendre un technicien ou ingénieur de son qui connait bien le studio. Il y a toute une gamme de studios avec des prix variables. A vous de magasiner. Une bonne recherche pour le studio qui vous conviendra le mieux est importante. Demandez conseils à vos amis musiciens de leurs recommandations et leurs expériences.

Personnellement, j’aime utiliser un studio bien équipé pour enregistrer les percussions et la basse en même temps. Par exemple, si j’ai 12 chansons à enregistrer, je réserve 3 ou 4 jours en studio. Avec des musiciens bien préparés, on peut enregistrer 4 chansons pas journée en moyenne ( en comptant une journée de plus ou moins 10 heures ). Ensuite, je rentre avec tout ce qui a été enregistré chez moi et je travaille les mix à la maison ou le temps n’est plus un facteur pour le budget. Une fois le montage des “bedtracks”, j’enregistre les instruments électriques comme les guitares et les claviers qui peuvent être enregistrés en direct sans avoir à louer un studio dispendieux. On peut choisir d’enregistrer les vocales ou instruments acoustique à la maison ou en studio si on a une pièce insonorisée comme un placard à balais. Vous pouvez toujours revenir en studio au besoin.

POST PRODUCTION

Le mixage peut se faire chez vous ou vous pouvez prendre votre temps. Sinon, il vous faudra réserver plus de temps en studio. Si vous êtes confortable de faire cette job, tant mieux. Mais même si vous avez l’expertise, une paire d’oreilles fraiches serait une bonne chose pour avoir des idées et opinions objectives sur la qualité de vos enregistrements. Personnellement, je fais un pré-mix chez moi et je rends les rennes à mon coproducteur, Bill Szawlowski et ses années d’expériences. Si vous avez accès à une telle personne compétente, gardez une place pour cette personne dans votre budget de production. Ces professionnels chargent à l’heure et le prix va dépendre de leurs réputations. Ceux qui chargent sous les 50 $ de l’heure auront moins d’expérience et de talent que les pros reconnus qui chargeront 70 $ de l’heure et plus.

Une fois le mix fini, la prochaine étape est le mastering. A moins d’avoir une paire d’oreilles exceptionnelles équipées d’un moniteur et d’une pièce avec une sonorité impeccable, je vous conseille de trouver un ingénieur de son qui sait ce qu’il fait pour le mastering. Encore une fois, les meilleurs chargeront des taux supérieur aux amateurs mais le mastering est une job d’experts. Si vous avez un album avec une durée de 60-70 minutes, attendez-vous à avoir besoin de 2 sessions de 8 heures soit une couple de jours au complet pour faire ce travail au cout d’autour de 500$ pour les meilleures Vous pourriez trouver quelqu’un sur internet qui offre ses services de mastering  pour 300$ mais je vous direz que c’est pas mal à vos risques et périls.

EMBALLAGE

Une fois le master dans vos mains, la production est terminée. Il vous reste la décision de soit magasiner le master à une compagnie de disque ou de le sortir vous-même.

Si vous le sortez en format digital, vous pourriez le vendre sur votre site personnel ou utiliser CD Baby, Bandzoogle, Bandcamp et autres sites qui pourraient vous donner accès aux sites de masse comme iTunes ou Amazon. Il y a un prix pour ça mais ce sera le sujet pour un autre jour.

Si vous voulez le produire en format physique sur CD ou vinyle, il faudra penser à l’emballage et le graphisme. Il faudra trouver une compagnie qui produira les copies dans le format que vous désirez. La dernière fois que j’ai fait ça, en 2014, il m’en a couté 1200$ pour imprimer 1000 copies en format CD.

Je sais que certains d’entre vous peuvent trouver certains de mes informations manquent certains détails, mais il y a tellement de variables lors de l’enregistrement de musique qu’il est impossible de faire un budget qui prendrait en compte toutes les variables.

Restez à l’écoute pour la troisième partie où je vais vous donner un aperçu complet du coût d’un de mes albums avec chiffres à l’appui.

Merci et à bientôt.


Octobre 2016

YONBAN

BUDGET D’ENREGISTREMENT D’UN ALBUM 1 ère partie

Et bonjour…

Est-ce que vous vous êtes demandé combien ça coute d’enregistrer un album musical ?

Réponse : ben de l’argent ( mais pas autant que dans le passée )

Je suis bien placé pour vous en parler puisque j’ai produit 5 albums et je commence de travailler sur le numéro 6 !!

En 2016, nous sommes chanceux de pouvoir se fier sur la technologie qui nous permet de réduite le cout de production d’un album. Avant l’ère des logiciels d’enregistrement, l’internet et toute cette technologie, le prix d’enregistrement d’un album était …..le prix d’une maison. Maintenant, c’est moins que le prix d’une voiture. Et si vous êtes un artiste qui fait de la musique électronique, la facture sera dérisoire.

Disons que vous êtes prêts a enregistrer votre album  ( de nos jours, à cause des ventes faibles d’albums, on est de moins en moins forcer de sortir un album mais en général, on va souvent enregistrer plus d’une chanson ) ….. quels sont les couts reliés a cette entreprise?

La personne qui paie les dépenses d’un album porte le titre de Producteur exécutif, ( Executive Producer en anglais ) . Je suis le “Executive Producer” de mes 5 albums. Si vous n’êtes pas le Producteur exécutif, écoutez car il se peut que vous soyez obligé de rédiger un budget pour le projet :

À mon avis, il ya  4 aspects qui sont déterminant pour le cout d’un album : combien de chapeaux vous ( ou vos partenaires dans votre groupe ) peuvent gérer sans avoir a  engager quelqu’un de l’extérieur, la nature de votre  musique (instruments acoustiques vs. instruments électroniques ), les vocales ET le support /média sur lequel on peut écouter votre musique.

  1. LE FACTEUR D.I.Y. ( DO IT YOURSELF )

Depuis la grande époque des groupes punk dans la fin des années soixante-dix, les musiciens ont pris de plus en plus le contrôle sur leurs carrières incluant la production de leurs propres albums.  Si vous possédez l’expertise nécessaire pour produire vous-même un album, vous sauverez une tonne d’argent.

J’avais pris des cours d’ingénieur de son, j’ai eu la chance de travailler dans des studios et avais de l’expérience avec des logiciels comme Protools et Cubase avant même de commencer sur mon premier album. Plusieurs musiciens ont du apprendre ces logiciels et je vous conseille de faire de même et peut-être vous n’aurez même pas besoin de rentrer en studio.

  1. INSTRUMENTS ACOUSTICQUES VS. INSTRUMENTS ÉLECTRONIQUES

La règle est simple : le plus d’instruments acoustiques vous voulez enregistrer, le plus cher vous coutera votre album. L’EDM, le techno, la house et toute forme de musique électronique est plus abordable a produire.  Les sons, échantillons, séquenceurs, synthés et autres instruments de cette nature sont simples a enregistrer dans votre DAW ( votre logiciel d’enregistrement ). C’est tout de ce que vous avez besoin. Si vous avez déjà l’équipement nécessaire, le cout d’enregistrement sera grosso modo votre facture d’hydro ( facture d’électricité pour tous ceux qui vivent à l’extérieur de La belle province ).

Dès que vous ajouter des instruments, la facture augmente. Les guitares électriques, bass et claviers sont assez facile. Un bon instrument, un bon pré-ampli ou amplificateurs, de bons câbles et vous êtes prêt à enregistrer chez vous.

C’est plus délicat pour une guitare acoustique. Les microphones deviennent important et leur emplacements sont primordial pour une bonne prise de son. La pièce ou vous enregistrer deviens  tout aussi important. Il se peut bien que vous décidiez que votre pièce est inadéquate et qu’il faudra réserver un studio. Ceci s’applique pour tous instruments acoustiques comme des violons, pianos, cuivres et tous instruments qui ne se branchent pas.

Finalement,  il y a le roi de tous les instruments : la batterie. Une batterie et tambours sont des instruments acoustiques. Une bonne prise de son d’une batterie peut utiliser plusieurs micros et une pièce avec une bonne acoustique. Les percussions sont une partie essentielle d’une production et on ne peut pas tourner les coins ronds. La batterie compte pour la moitié du son d’un enregistrement.

  1. LES VOCALES

Dès qu’on ajoute la voix humaine, on ajoute une nouvelle dimension à notre enregistrement et les prix vont montés. Ce n’est pas juste l’enregistrement qui est plus difficile, c’est aussi beaucoup plus d’ouvrage au stade du mixage. Les vocales vont prendre du temps en production et en post-production et va gonfler votre budget.

  1. LE SUPPORT

Quand je dis support, je ne parle pas de votre fan club. Je parle du support ou du média sur lequel on écoute votre musique.  Il y a 2 catégories de support : le digital et le support physique.

Si votre musique sera disponible qu’en forme digitale, vous n’aurez pas à faire des copies physiques comme des CDs, vinyles et autres copies donc vous n’aurez pas à frayer ces couts.  Il vous faudra quand même masterisé votre musique ( on reviendra sur le mastering plus tard ) mais vous pourrez vous sauvez beaucoup de cash en restant digital.

Si votre musique sort sur un objet physique : CD, vinyle, casette, 8 pistes ( est-ce qu’Il y en a parmi vous qui se rappellent des 8 pistes ? ) ou n’importe quel autre forme solide, vous devrez ajouter le prix de fabrication des copies. Faire des copies de CDs ne sont pas si cher, c’est souvent le prix de l’emballage qui coute cher ( le graphisme de l’album ). Si on fait 1000 copies, l’impression de la pochette, le “tray card” et les graphiques vous couterez la moitié du cout total des copies des CD.

Un enregistrement comprend  5 étapes : 1. La pré-production, 2. L’enregistrement  3. Le mixage et la post-production, 4. Le mastering et 5. La fabrication des copies de l’enregistrement.

La pré-production consiste de l’écriture des chansons, des arrangements, la production de versions démos pour apprendre les chansons pour les musiciens, prendre des décisions artistiques et réserver les personnes et les studios et matériaux nécessaire à la réalisation. L’enregistrement est la partie ou on enregistre les sons qui font une chanson. Le mixage et la post-production est l’étape ou on travaille pour harmoniser les enregistrements  et maximiser la qualité de l’écoute pour rendre la musique agréable a écouter sur toutes sources sonores. Ceci inclut jouer avec les niveaux de volumes, l’égalisation des différentes fréquences, l’ajout d’effets sonores et autres embellissements. Le mastering est l’étape ou on fixe le mix final sur une matrice qui va être utilisé pour faire les copies de l’album. Finalement, la fabrication est la partie ou on fait les supports et copies incluant la pochette, l’emballage et tous les graphiques et avoir des prêtes à être vendus aux amateurs.

Pour l’instant, je ne parlerai pas des couts reliés à la promotion. Ce sera un autre sujet pour un autre jour.

C’est tout pour l’instant. Dans la deuxième partie, je mettrai des vrais montants a tout ce que je viens de parler. À plus tard.

 


Juillet / Août 2016

SANBAN

MOI…. LE TRAC ?? WAAAAAH !!

On se rappelle toujours de sa première fois.

Pour moi, c’était au “Station 10”, un bar sur la rue Ste Catherine au centre-ville de Montréal.  J’avais 20 ans et j’étais étudiant à l’Université Concordia. Il me semble que 20 ans c’est un peu tard pour sa première fois mais bon, ça a fait que c’était plus mémorable.

Alors, je m’y vois encore. Je me rappelle qu’il faisait chaud. J’étais en sueur un peu comme un cochon dans un sauna. Mes jambes tremblaient. C’est  comme s’ils étaient en vie. J’étais nerveux et je me sentais comme si j’étais pluggé directement dans une centrale d’Hydro. Je n’étais pas confiant car j’étais inexpérimenté. Je savais que mes doigts devaient faire le travail. Il y avait d’autres personnes aussi…..

Quand c’était mon tour, je suis monté sur scène avec ma Telecaster et je me suis assis sur le tabouret du bar parce que mes jambes se seraient enfui si je n’étais pas assis. Et pour la première fois de ma vie, j’ai joué une chanson en spectacle …  C’était “Mediterranean Sundance” de Al Di Meola, une pièce que j’ai appris de mon prof de guitare et bon ami, Stéfane Pelletier. Vous pouvez penser qu’une telle compo est un peu technique pour une première mais quand on est inexpérimenté, on n’est pas toujours conscient de ce qu’on fait.

Finalement, ma première fois a été un succès. J’ai été bien applaudi et même si je n’ai pas gagner (cet évènement  était un concours / micro ouvert organisé par le bar ), j’ai eu ma première expérience sur scène …. et ça c’est bien passé. Et la, j’ai eu la piqure de la scène.

L’énergie est restée longtemps. L’exaltation est restée depuis. J’ai pensé que le trac serait une obstacle mais pour être honnête, ça n’as plus été un problème depuis ce temps.

Ce n’est malheureusement pas le cas pour tout le monde. Même des artistes de renom ont eu a se battre contre la peur d’être sur scène. Rod Stewart chantait derrière la scène a ses débuts. Eddie Van Halen devait se saouler pour jouer devant ses fans. Adele a admit qu’elle vomit presque a chaque fois qu’elle se produit live. Même des athlètes sont affectés. Le grand Glenn Hall, ex-gardien de but des Blackhawks de Chicago  et membre du temple de la renommée du hockey vomissait avant chaque match.

J’admet que le feeling qu’on a avant de monter sur scène est étrange et dur à définir.

Pour moi, le jour du spectacle, je ressens un mélange d’ impatience et de fou-rire ou un genre de vertige joyeux. . En tout cas, j’ai hâte d’être sur scène et à la fois j’ai hâte d’en finir mais une fois en spectacle et une fois vers la fin, je n’ai plus envie d’arrêter.

Dans mon cas, je porte plusieurs chapeaux. Non seulement je suis l’artiste mais aussi, je suis le booker, le promoteur, le producteur, celui qui s’occupe des médias sociaux et, finalement, le roadie. En fait, j’en ai tellement a faire les jours avant et le jour même du spectacle que je n’ai pas trop le temps d’y penser. Il y a un bon et un mauvais côté. D’une part, toutes ses taches m’empêche d’avoir le temps de m’inquiéter d’être sur scène. De l’autre part, je n’ai pas amplement de temps de me préparer adéquatement  et de me concentrer sur les chansons. Même si j’ai une amie ou deux qui m’aident à la porte pour le spectacle, c’est toujours difficile d’organiser un évènement et j’aimerai mieux n’avoir que le côté spectacle a me concentrer.

Mes musiciens et moi-même avons peu de temps pour les répétitions.  Mes musiciens réguliers sont des  mercenaires qui ont d’autres projets. Ce n’est pas rare d’avoir qu’une ou deux pratiques. Le manque de préparation est ce qui m’inquiète le plus mais heureusement, mes musiciens sont des pros et ma confiance en eux et sur moi-même est confirmée à chaque fois qu’on monte sur scène.

Finalement, c’est correct et normal d’être nerveux. Être sur l’adrénaline fait partie de l’expérience. Surtout, ne vous nier pas cet aspect. L’important est de ne pas laisser ce sentiment devenir une peur de la scène et de succomber au trac.

D’après le site de www.grammy.com , (traduction :) “le trac est une phobie qui produit une symphonie de réactions biologiques coordonnés. Les muscles se contractent, le corps se rempli d’énergie. Les vaisseaux sanguins rétrécissent, résultant avec une sensation d’engourdissement et le cœur bat plus vite produisant de la sueur. Le trac est une réponse naturelle du corps se sentant en situation de danger. ”

Voici quelques trucs pour contrecarrer le trac. La plupart des stratégies sont du gros bon sens et évidentes mais se rappeler de bonnes habitudes est nécessaire de temps en temps.

  1. Soyez positif. Pensez positif. Dites-vous que tout ira bien. Une bonne perspective vous aidera a réussir.
  2. Rappelez vous que votre public sont vos amis et que si les gens viennent vous voir, c’est parce qu’ils veulent vous voir réussir. Vos fans sont vos amis. Ils payent pour vous voir et ils sont la pour vous aider. C’est bien. Sur scène, faites des contacts visuels avec eux. Ils sont de votre bord.
  3. Si vous êtes avec un groupe, partagez la scène et l’attention avec vos musiciens pour qu’ils fassent partis du spectacles autant que vous. La pression sera moins grande pour vous.
  4. Ne vous inquiétez pas si vous faites une erreur sur scène. Tout le monde en fait. Personne n’est parfait et personne ne s’attends a ce que vous le soyer. Peu de gens vont s’en apercevoir de toutes façons.
  5. Utilisez la visualisation avant le spectacle.
  6. Pensez a des choses plaisantes et relaxez avant un spectacle. Parlez a vous même pour vous relaxer.
  7. Je ne suis pas un adepte du yoga mais si vous en faites, ou de la méditation, ou des exercices de respirations ou d’autres activités qui vous apporte une certaine sérénité, faites-le.
  8. Mangez et buvez légèrement avant un spectacle. Évitez la caféine et l’alcool. Personnellement, je ne mange jamais avant un spectacle sinon je m’endors. Tout au plus, juste une petite bouchée et de l’eau, c’est tout. Je préfère manger et boire après le show.
  9. Une bonne préparation et des répétitions vont toujours augmenter votre confiance.
  10. Acceptez votre peur et votre nervosité. Ne l’ignorer pas mais vous allez voir, la peur va passer.

Au fil des ans, j’ai remarqué quelques aspects sur la performance sur scène. Tout d’abord, c’est plus facile de jouer devant une plus grande foule. Je sens que je deviens anonyme en dépit d’être sous les réflecteurs.  Si il y a peu de monde, je me sens comme sous un microscope. C’est plus difficile. Aussi, un projecteur aveuglant me fait oublier qu’il y a un public. Tellement, que c’est comme si je suis dans mon sous-sol avec ma guitare. Quand je joue dans un café ou un salon ou je vois tout, je trouve que c’est plus difficile de garder sa concentration car il n’y a pas de projecteurs et on voit tous les détails de la place. Le projecteur réduit le champ de vision jusqu’a ce qu’il n’y ait que moi et ma musique. Ca m’aide beaucoup.

C’est aussi plus dur de jouer devant de la famille et des amis car j’ai la tendance a vouloir trop bien faire et en faire trop avec mon instrument. Ils connaissent les chansons et ils le savent quand je fait une erreur. Quand je suis en tournée dans des endroits ou je ne connais personne comme Régina ou Calgary, je n’ai aucune peur.

J’ai aussi tendance a trop jouer devant des collègues musiciens. C’est normal de vouloir impressionner mes semblables et Dieu sait que les musiciens sont taquins. Je trouve que c’est une pression de plus.

Des fois, je deviens tellement concentré que ca me fait faire quelques erreurs mais , bon, 99 fois sur 100, les gens ne s’en aperçoit pas.

Jouer souvent est la solution pour atténuer la nervosité et le trac. Connaitre son matériel augmente la confiance de jouer les chansons sous n’importe quelle situation. Ce n’est pas juste de se produire, il faut jouer le plus souvent possible. Chaque journée quand la météo est clémente, j’aime prendre ma guitare acoustique et jouer sur un banc dans un parc. J’imagine être sur scène et je joue mes tounes. Pendant les saisons chaudes, je joue dans les parc même tard le soir si je n’ai pas eu le temps pendant la journée. Je trouve que je suis meilleur à la fin de l’été après avoir joué toute la saison dans des parcs.

L’expérience est la meilleure façon pour mieux performer en public.  Éventuellement,  tout le monde affronte un public hostile ou une situation étrange mais comme dans tout dans la vie, on apprends et  on continue.  Ne vous inquiétez pas. Faites le pour vous même. Vous trouverez votre public et ce public sera votre allié. La préparation et l’expérience sera votre rempart contre la nervosité et le trac.

Alors, on se voit sur scène et … merde !!

 

Sources :

https://www.adaa.org/understanding-anxiety/social-anxiety-disorder/treatment/conquering-stage-fright

https://www.performanceanxiety.com

http://www.grammy.com/

http://smallbiztrends.com/2015/10/overcome-stage-fright-speaking-in-public.html

 


ONGAKU BUROGU

音楽ブログ

Juin, 2016

NIBAN

LA ROUTE DE LA CRÉATIVITÉ ou bien LA CRÉATIVITÉ, C’EST COMME ALLER À LA PÊCHE

Bonjour…

La vie est merveilleuse. La vie est belle. Être humain compte plusieurs bénéfices.

Un de ces bénéfices, c’est la créativité.

La créativité est un des aspects qui nous définit. S’il y a une activité humaine qui est difficile a décrire, c’est bien la créativité. Comment on fait pour avoir des idées ? Quel est le processus ? Comment cet organe plein de matière moelleuse et d’électricité parviens a formuler ces idées ? Et c’est bien beau d’avoir des idées, encore faut-il bien les faire sortir de notre imaginaire. Comment est-ce que tout ça sort de notre tête ? Pourtant, quand on est né, on ne viens pas avec des instructions et des FAQ.

Finalement, on est chanceux. On est né créatif. La créativité est incluse. On apprend et on grandit comme par magie. A un certain âge, on nous enferme dans un endroit qui ressemble à une prison qui s’appelle une école et on nous montre comment être un membre utile de la société capable de survivre, penser et … être créatif. Mais la chose étrange est qu’il n’y a vraiment personne qui nous enseigne vraiment la créativité. On nous apprends des stratégies pour être créatif et offrir quelques outils pour formuler des idées mais dans l’ensemble, on fait ça tout seul..

…. et c’est pas mal, tout ce que je peux vous offrir : des stratégies pour vous aider dans votre quête de créativité.

Je ne suis pas la meilleure personne pour vous expliquer comment fonctionne votre cerveau mais je peux vous donner ma perspective sur la créativité et vous parler de mes expériences en tant qu’artiste et compositeur.  Peut-être que vous pourriez l’appliquer à votre situation .. ou pas. Laissez-moi vous raconter comment je suis finalement devenu un compositeur créatif.

Je me rappelle d’être p’tit cul et un de mes jeux était de m’inventer des petites chansons dans ma tête et je les fredonnais à moi-même.  Pourquoi et comment j’ai commencé ? Je ne me rappelle plus mais j’ai toujours écouté de la musique. Je me rappelle d’avoir 6 ou 7 ans et un des mes disques préférés dans la collection de mes parents était un album qui s’appelait “Chansons de marins” et une chanson en particulier qui était chanté par une genre de voix à la Capitaine Haddock qui chantait “Pique la baleine, pique la baleine”….

A cet âge, je ne savais pas jouer d’un instrument. Dès que j’avais une chanson dans la tête, je l’oubliais presque aussi tôt et mon petit jeu d’inventer des chansons était une constante réinvention. Je me rappelle qu’un seule fois pendant des vacances à Long Island, je suis arriver a me rappeler une mélodie que j’ai titré “Again and Again”. J’avais 14 ou 15 ans a ce moment et j’écoutais de la musique qui rockait un peu plus que les chansons de marins.

J’ai finalement eu ma première guitare au Noël de mes 15 ans. C’était une sunburst Univox Gimme électrique ( un clone d’une Gibson Les Paul ). Mais, au début, j’étais horrible. Ce que je composais n’avait aucune forme, aucune substance.  Une chance qu’il ne reste pas d’enregistrement de cette époque ( donc pas de chantage possible ). Ca m’a pris un bon trois ans ( et plusieurs profs de musique ) avant de pouvoir jouer juste quelques accords.

En même temps, j’ai commencé a écrire des paroles et des poèmes. C’était plus facile pour moi d’écrire que de jouer de la guitare. Les amis avec qui je ‘jammais’ ne pouvant pas écrire ou chanter a fait que j’étais le chanteur par défaut.  Malheureusement, ce que j’écrivais a ce moment étais des poèmes étranges à la Jim Morrison plein de radotage d’ados mais ces débuts modestes m’ont donné une première expérience d’écriture.

Je dois dire que c’est mon ami, Stéfane Pelletier, qui a ouvert la cage et m’a libéré de mon carcan créatif. Il m’a montré comment écrire une chanson et décortiquer les schémas d’accords utilisé par les musiciens. Il m’a montré quels types of d’accords marchent ensembles et dans certaines situations. Finalement, j’ai pu mettre en œuvre ce que j’ai appris de lui pour pouvoir donner naissances à toutes ces idées dans ma tête. C’était le point tournant de ma vie. Je suis devenu auteur-compositeur. Je n’ai jamais regarder en arrière depuis.

Alors, maintenant que je vous ai raconter ma petite histoire sur mon historique créatif, voici le temps de vous exprimer ma philosophie sur la créativité.

Pour vous dire vrai, même après toutes ces années, je ne sais toujours pas comment je fais pour avoir des idées de chansons..

La façon donc je vois ça, c’est que mon imagination est comme un lac … ou un océan… un océan plein de poissons …  et quand je réalise une chanson, c’est comme si que je pêche un poisson. Je mets ma canne à l’eau et j’espère avoir une belle prise. Et voila comment une belle chanson viens au monde.

Ma guitare est ma canne de pêche.  Je joue et j’improvise quelques accords ou des lignes mélodiques jusqu’a ce que j’entends quelque chose qui me plait.  J’utilise les schémas que j’ai appris et, avec le temps, l’idée se transforme en chanson finie. Toutes mes chansons sont des poissons. Il y a des fois ou ça mord tout de suite et des fois, je dois m’armer de patience et rien ne semble mordre. C’est comme aller à la pêche.

Ça sonne peut-être niaiseux mais dans mon océan, il y a des gros poissons, des petits poissons, des beaux, des laids, des poissons carnivores, des poissons  végés et même des mammifères marins dans le lot.

Je pense que tout le monde ont leurs poissons qui nagent dans leurs océans. Je ne peux pas vous en ajouter. Ce sont vos poissons. Après tout, ceux qui vivaient dans ma tête y étaient avant que j’apprenne la théorie musicale. J’ai pu les sortir mais ils étaient la depuis longtemps. J’ai du sortir ma canne a pêche : ma guitare et mon écriture. C’est la même chose pour vous.

Vous avez des idées. Même si vous ne vous considérez pas comme une personne créative, vous devriez être capables de mettre vos idées dans le monde réel. Voici quelques trucs…

  1. Faites comme moi. Trouvez la bonne personne pour vous aider a utiliser votre canne à pêche. Pour moi, c’était Stéfane. Pas besoin de trouver le meilleur prof du monde. Demandez conseils à ceux qui sont passé par la autour de vous.  Trouvez d’autres guitaristes, si vous êtes guitariste.  Trouvez des percussionnistes, si vous êtes batteur.
  2. Cultivez votre art. Faites-le souvent. Si vous aimez tant ce que vous faites, ca ne ressemblera jamais à du travail. Si c’est le cas, repensez a votre affaire.
  3. Écrivez les idées qui vous viennent tout de suite et dans un langage qui vous convient. Entrez le sur votre ipad, textez vos idées dans votre téléphone ou écrivez le sur une bonne vieille feuille de papier. Écrivez tout. Même les mauvaises idées. Les mauvaises idées peuvent amener des meilleures. Tout au moins, vous saurez quelles idées font fausse route et vous en serez plus avancé sur votre langage artistique. Il y a autant d’idées différentes qu’il y a des sortes de poissons : de beaux, gros saumons, des petits menés et des carpes laides. Ils nagent tous dans votre océan. Ils vous seront tous utiles.
  4. Faites que votre environnement soit propice à la création. Écoutez d’autres musiques, des chansons qui vous inspirent, et écoutez encore et encore. Si prendre une marche vous rends plus créatifs, faites-le. Si prendre quelques substances vous aident, c’est a vous d’y décider. Garder en tête que certaines “habitudes” peuvent être plus nocives que bénéfiques.
  5. Soyez prêt car une idée, c’est comme les poissons. Ils peuvent mordre n’importe quand, dans l’autobus, aux toilettes, en s’endormant en classe, n’importe ou quoi… Soyez prêt a écrire votre idée. Ces poissons peuvent vous glisser entre les doigts !!

Ces cinq points sont un début pour vous inspirer. Comme je vous l’ai dit, je ne peux pas remplir votre mer de poissons mais je peux vous aider a mettre votre bateau sur l’eau au bon endroit. Ce sera a vous de mettre votre ligne à l’eau dans l’océan de votre créativité. J’espère vous guider avec mes blogues, alors à la prochaine.

… et bonne pêche.

 


ONGAKU BUROGU

音楽ブログ

Mai, 2016

ICHIBAN

ÊTES VOUS UN ARTISTE ?

Bienvenue a mon tout premier blog musical ou j’espère vous divertir avec mes expériences et mes points de vues en tant qu’artiste et même offrir quelques pistes a mes collègues musiciens. Tout au moins, j’espère vous faire découvrir un peu de ma psychologie personnelle et vous divertir avec quelques anecdotes . Alors, même si vous n’êtes pas musicien, vous devriez faire de belles découvertes …

Premièrement, pourquoi ce titre pour mon blog ? Bien, “Ongaku Borogu” ça veut dire “Blog Musical” en japonais. …et “ichiban” c’est “numéro un” dans la langue du pays du soleil levant…  Pourquoi en japonais ?  J’ai essayé de trouver un nom cool pour mon blog qui marcherait aussi bien en anglais qu’en français … je n’ai rien trouvé donc c’est pourquoi c’est en japonais ! Ceux qui me connaissent savent que j’ai déjà habité au Japon il y a très longtemps ( de plus, c’est un clin d’œil a mon tout premier album, “The English House” avec ses motifs et thèmes orientaux ).

Bon, je vous souhaite la bienvenue à mon tout premier blog :

Je vais commencer par vous demander de vous poser une question. Une question que je ne me suis JAMAIS demandé :

Suis-je un artiste ?

Je ne me suis jamais vraiment poser cette question parce que je n’ai jamais senti le besoin de me la poser. Aussi bizarre que ca puisse paraitre, j’ai toujours su que j’étais un artiste. Ça a l’air que la plupart du monde n’a pas cette assurance. Plusieurs amis et connaissances se sont souvent questionner sur leur cheminement dans la vie. Moi, non. J’ai toujours su que j’étais un artiste. Il me semble que je savais ce que je faisais ( du moins, la plupart du temps ). Un de mes souvenirs les plus lointains s’est passé quand j’avais trois ou quatre ans et que je sautais sur la table de la cuisine avec des crayons à la main en faisais semblant que j’avais un micro et je me mettais à chanter.  J’étais chanceux de savoir ce que j’aimais si tôt.

Alors…. êtes-vous aussi un artiste ?

On pourrait penser qu’une réponse a cette question toute bête serait assez facile, mais quand on y pense, ce n’est pas tout aussi simple que ça puisse paraitre. Pourquoi ? Parce que avant de savoir si on est un artiste ou pas, ce serait bon de savoir qu’est-ce que c’est de l’art. Et la, il y a problème.

La définition du mot art dans le dictionnaire Larousse a plusieurs significations. Celle qui nous intéresse pour notre problème sont celles-ci :  “Création d’objets ou de mises en scène spécifiques destinées à produire chez l’homme un état particulier de sensibilité, plus ou moins lié au plaisir esthétique” et aussi celle-là “ Toute activité, toute conduite considérée comme un ensemble de règles, de méthodes à observer” et  “ les méthodes et compétences afin de réaliser une œuvre comme une peinture, sculpture, dessin, etc.”

Ce qui veut dire que de l’art, ca pourrait être un objet, une mise en scène, une activité, une conduite, donc …..n’importe quoi finalement. Un bonhomme fait de bâtons de pop sicles, un but de Lionel Messi, la soupe au poulet de ma tante sont tous des exemples d’arts autant que les genres classiques tel la peinture, le dessin, la sculpture, la danse, la musique, etc.

Alors, c’est qui qui fait n’importe quoi ? .. ben, c’est n’importe qui finalement.

Ça pourrait être moi, toi, la belle fille en face, le comptable, le cousin un peu lent, le mécano, P.K. Subban, le roi du Bhoutan, le récipiendaire du prix Nobel en chimie, le bum sur la plage de Waikiki et même Donald Trump ! Du moment qu’on est membre de la famille des Homo Sapiens, on est des artistes.  Pas pire, non ?

Maintenant qu’on a établi tout ca, il n’y a qu’a vérifier que vous êtes bel et bien un être humain. Je vous laisse le soin de décider ça vous-même.

Vu qu’on vit dans un concept qui s’appelle société, les gens ont besoin de clarifiée la définition de concepts comme “c’est quoi ça de l’art” ….sinon, ayoye, on ferait n’importe quoi n’importe quand et comme les gens n’ont pas vraiment le gout de l’anarchie comme mode de vie, nous avons besoin de plus d’explications.  Alors, nous avons été éduqués avec une définition de l’art plus ou moins classique ( les genres que j’ai mentionné ci-dessus ) et qu’un artiste est quelqu’un qui gagne sa vie à faire de l’art. Le problème c’est que c’est très difficile de vivre de son art et que cette définition est trop restreinte. D’après cette définition, Vincent Van Gogh ne serait pas un artiste. Le pauvre n’a vendu qu’une seule œuvre de son vivant. Alors, est-ce que Vincent était un artiste ? Est-ce que c’était un peintre du dimanche ? Est-ce qu’il se déclarait travailleur autonome dans ses déclarations d’impôts ? Est-ce qu’il était membre de l’union des artistes locale ? Est-ce que le fait d’être membre lui aurait donné le statut d’artiste ? Ben… non…

Pourquoi est-ce que vous pose ses questions ? C’est simple. Pour pouvoir réussir en tant qu’artiste, que ce soit du point de vue artistique, financier au autre, il faudra savoir qui vous êtes. Faites-vous de l’art parce que c’est vraiment vous ? Faites-vous ça pour l’argent ? Pour la gloire ? Pour plaire à quelqu’un ? Même si ces raisons ne sont pas nécessairement mauvaises, la réponse est non. On est artiste parce qu’on est artiste. Il faut avoir une démarche artistique réelle, un langage qui est le votre, une vision claire sur qui vous êtes, ce que vous faites, où vous voulez vous rendre et comment vous aller y arriver.  Il faut le savoir qu’on est un artiste. C’est ça qui fait de vous un artiste, pas votre compte en banque.

Ce n’est pas facile de maintenir toute notre concentration. Votre identité devra être solide. Il faudra avoir une belle assurance de soi quand viendra les temps dur ou les succès. La route vers les réalisations et les échecs est parsemées de toutes sortes d’embuches.

À la fin, nous sommes tous des artistes potentiels. Il y en a qu’ils l’ont dans le sang plus que les autres. C’est comme la cuisine, tout le monde peut se faire à manger, tout le monde peut être cuisinier mais il y en a quelques un qui sont vraiment des chefs.

Et voila….

Mon blog s’adressera à vous tous, musiciens et artistes convaincus et ceux qui sont tout simplement curieux. Je parlerai non seulement du côté artistique ou philosophique mais j’espère vous livrer des renseignements pratiques et utiles.  À la fin de la journée, vous serez votre meilleur guide.

La prochaine fois, je vous parlerai sur mes vues sur la créativité.

À plus tard.